Suite au champ magnétique provoqué par la foudre tombée à proximité de YAKA, un grand nombre d’appareils électriques et électroniques sont en vrac !
Toutes les LED équipant YAKA sont HS. Les plafonniers ont même explosé, ainsi que le feu de navigation avant.
Les différents relais ont également fumé : groupe d’eau, pilote automatique, frigos… Sans oublier les fusibles de 40 et 100 ampères. Hop, cramés !
Moi, je vous le dis : il y a eu des watts en quantité impressionnante. Le problème vient du fait qu’ils n’étaient pas gérés !
Les LED ont dû flasher grave !




L’électronique de navigation… comme le reste, HS !
Pour l’électronique de navigation, évidemment, les protocoles de communication ont changé depuis le montage d’origine.
Nous parlons maintenant de SeaTalk NG (chez Raymarine).
Donc, on reconstruit un nouveau réseau complet. Il se constitue de « dorsales » et de « branches » reliant les divers instruments par l’intermédiaire de prises.
Un jeu d’enfant, une fois le schéma et les longueurs de fils calculés !
Pour cette aventure, je contacte Éric de Pochon. Le monde est petit : David, son monteur, est un de nos anciens clients en Métropole…
Nous passons un nombre d’heures incalculable à leur échoppe pour réfléchir et organiser la nouvelle installation.
Changement du pilote automatique : des composants électroniques ont littéralement explosé !


Pose du e97 et du pupitre de commande du pilote.
Nous avions déjà le matériel, car nous souhaitions apporter quelques modifications à l’ancienne installation.
Éric me conseille un i70, écran multifonction. En fait, je ne voyais pas comment installer tous les instruments, car la place est comptée au poste de pilotage. Très bonne idée, cet i70 !
Le choix a été fait de placer le e97 dehors, au poste de pilotage. Certains le préfèrent à l’intérieur, davantage à l’abri.
Nous utiliserons l’iPad, en communication directe avec le e97, à l’intérieur lorsque ce sera nécessaire. On y retrouve toutes les informations et les fonctions du e97.


David nous trouve même une solution de dépannage à la MacGyver pour la girouette, car la neuve tarde à arriver et nous souhaitons partir rapidement.
Avec une girouette sortie de derrière les fagots, comme on dit chez nous, loin là-bas en Savoie…
C’est simple : tu démontes et tu changes les deux circuits.
Simple, oui… mais les soudures sont minuscules !
Remontage, sans jeu de mots (au mât), et ça roule !

La radio VHF, ou plutôt les radios VHF, car YAKA en possédait deux. Oui, j’ai bien dit « en possédait »… mortes toutes les deux !
— « Au secours Éric, il nous faut une VHF ! »
— « Avec ou sans AIS ? »
L’AIS est un système de communication entre navires qui permet de tout savoir sur ceux qui sont proches : cap, vitesse, route de collision, type de navire, tonnage, longueur, âge du capitaine… Je plaisante pour le capitaine !
Deux versions existent : récepteur ou émetteur/récepteur.
Avec un récepteur, nous recevons les données des navires émetteurs. Avec un émetteur/récepteur, nous envoyons également nos propres données.
Certaines VHF fixes sont équipées d’un récepteur AIS, avec affichage sur leur écran ou communication avec le traceur e97.
Notre choix se porte sur une VHF sans AIS, la pose d’un AIS émetteur/récepteur étant prévue pour bientôt.
Pose de la radio et… bien sûr, il faut également changer l’antenne VHF, là-haut, tout en haut du mât, ainsi que le câble coaxial jusqu’à la radio.
Encore une petite partie de plaisir à 15 mètres !

Il faut également faire communiquer les anciens appareils, comme la girouette, avec notre nouveau réseau électronique.
Pani problème ! Nous passons par un iTC-5 et tout le monde parle désormais le même langage.
L’iTC-5 lors de son installation :
- Les fils noir et vert constituent la dorsale qui vient du poste de pilotage et repart vers le pilote.
- Les cosses permettent de raccorder les appareils utilisant l’ancien protocole.
- Le câble noir et blanc correspond à la branche de la « soucoupe ».

Le radar et son antenne sont également HS. Leur remplacement se fera plus tard.
Et puis il y a le convertisseur, ou onduleur, qui transforme le 12 volts des batteries en 220 volts alternatif.
Eh bien, lui aussi est HS !
Là, c’est simple : on change les cartes électroniques.
Mais en attendant de recevoir les nouvelles cartes, nous optons pour un modèle « Made in China », histoire de retrouver un peu de confort.
Parce que vivre sans 220 volts…
— « Et comment je recharge l’ordi, moi ? »


Pour le reste, je ne fais pas de liste détaillée, mais tout a été repris, changé, réparé, voire encore en attente pour les éléments les moins importants.
Merci à Éric et David, top level et serviables tous les deux. On se reverra pour le reste, bien entendu.
Merci à Marco, l’électricien. Il fait partie de ces professionnels qui aiment le partage, qui expliquent et qui ne sont pas là que pour te plumer !!!
Ta leçon sur la révision des alternateurs est bien enregistrée.
Marco, tu vas reprendre le voyage. On sait que cela va bien se passer, que tu vas retrouver des potes.
Bon vent et ne loupe pas ton rendez-vous.
Promis, on se revoit avant ton départ.